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Pour une bibliothèque indigène

Les bas de Noël sont bien garnis, mais il reste encore de la place sous le sapin? Faites plaisirs à vos proches et collègues en leur offrant un livre inspirant portant sur l’utilisation des plantes indigènes en aménagement. Nous avons fouillé notre bibliothèque et avons déniché pour vous quelques uns de nos ouvrages favoris à titre de suggestions-cadeaux. En réalité, ces livres demeurent bien souvent à portée de main sur les bureaux d’Indigo tellement leur utilisation est courante. Voici donc notre sélection toute spéciale juste à temps pour Noël.

Pour le néophyte
Fleurs sauvages cultivées dans votre jardin
Henry W.Art
Broquet
Malheureusement, il existe bien peu d’ouvrages en français abordant le sujet qui nous préoccupe. Celui-ci est en fait la traduction d’un ouvrage américain publié en 1991, mais il demeure d’actualité. On y présente les idées générales de base entourant l’utilisation des espèces indigènes de même qu’une trentaine d’espèces appropriées faciles à cultiver. Quelques photos et de jolies illustrations botaniques complètent cet ouvrage destiné aux amateurs qui souhaitent s’initier.
ISBN : 2890004101

Pour le professionnel
Natural Landscaping
John Dieckelmann et Robert Schuster
Éditions Mcgraw-Hill
Aucun ouvrage publié depuis ne présente autant d’intérêts pour les professionnels de l’aménagement. Avant-gardiste au moment de sa publication, ce livre propose une approche systématique allant de l’analyse de site à la plantation d’un jardin naturel inspiré des communautés végétales existantes. On y aborde des projets d’envergures variées allant du site résidentiel au site institutionnel. Des listes d’espèces par région et par habitat de même que de nombreux plans et croquis s’avèrent des outils stimulants.
ISBN-13 : 978-0070168138

 

Pour le concepteur branché
The Authentic Garden; Five Principles for Cultivating a Sense of Place
Claire E. Sawyers
Timber Press
Bien qu’il ne porte pas uniquement sur l’utilisation des espèces indigènes, ce livre constitue un véritable plaidoyer en la matière. Les cinq principes proposés sont universels et intemporels, mais trop souvent négligés au profit de tendances fabriquées par l’industrie. Un retour aux sources qui constitue un classique du futur!

ISBN-13 : 879-0881928310

Un classique
Gardening with Native Wild Flowers
Samuel B. Jones, Jr. et Leonard E. Foote
Timber Press
Publié en 1997, cet ouvrage est encore efficace et à propos. Une vaste partie porte sur la description des espèces et sur les aménagements qui leur conviennent le mieux. Malheureusement peu illustré, ce livre est néanmoins chaudement recommandé à tous les paysagistes qui souhaitent intégrer davantage d’espèces indigènes à leurs projets.
ISBN-13 : 978-0881923810

L’indispensable
La Flore Laurentienne
Frère Marie-Victorin
Éditions Gaëtan Morin
Véritable bible de la flore québécoise que tous les professionnels et les amateurs se devraient d’avoir dans leur bibliothèque, la Flore Laurentienne constitue à la fois un outil de référence indispensable et un élément de notre patrimoine. Les versions récentes intègrent une section photos bien décevante qui n’est pas du tout à la hauteur de l’oeuvre originale, mais dont on peut quand même tirer des informations supplémentaires. L’idéal est d’en posséder plusieurs versions, car non seulement les versions récentes comportent des photos, mais aussi une mise à jour de la nomenclature.

ISBN-13 : 978-2891058179

Pour aller plus loin
The New Ontario Naturalized Garden
Lorraine Johnson
Whitecap Books
Lorraine Johnson est sans contredit la papesse canadienne de l’utilisation des plantes indigènes en aménagement. D’ailleurs, nous vous recommandons vivement tous ses ouvrages portant sur le sujet. Celui-ci est une édition améliorée de l’ouvrage de 1995 The Ontario Naturalized Garden. Tous ceux qui veulent étayer leurs convictions indigènes trouveront dans ce livre un formidable plaidoyer en faveur du jardin naturel et des espèces indigènes. Cette lecture vous permettra à coup sûr de convaincre ensuite aisément vos clients de l’importance des espèces indigènes en aménagement. L’édition originale est sans contredit l’ouvrage qui a eu le plus d’influence sur notre travail chez Indigo depuis notre fondation.
ISBN-13†: 978-1552852002

À moins de $10.00
La clé de sélection Indigo
Isabelle Dupras
Horticulture Indigo
Finalement, impossible de passer sous le silence notre publication maison! La clé de sélection est un petit ouvrage qui rend de grands services aux aménagistes. Que ce soit pour l’aménagement ornemental ou la restauration écologique, la clé de sélection permet en quelques minutes de trouver les espèces indigènes les plus adéquates pour chaque situation. Largement illustré, ce livret est d’un excellent rapport qualité-prix. Un ajout facile au bas de Noël en quelques clics de souris à partir de notre site Internet.

Nous vous souhaitons de très joyeuses fêtes! Que le retour de la lumière qui suivra le solstice d’hiver vous soit bénéfique.

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Des plantes sauvages médicinales dans vos aménagements

Parmi les plantes indigènes du Québec, en plus d’être jolies, plusieurs ont des propriétés médicinales fort intéressantes. Pourquoi ne pas joindre l’utile à l’agréable en intégrant ces plantes à vos projets d’aménagement ou même en créant un coin spécifiquement dédié à la pharmacie familiale de vos clients. Ce mois-ci, nous nous concentrerons sur quelques espèces forestières médicinales.

Aralia racemosa : La grande salsepareille, une géante parmi les herbacées de nos forêts, est utilisée pour traiter les problèmes respiratoires, l’asthme et la toux. Elle agirait sur les rhumatismes. En application, elle sert à traiter diverses maladies de peau, dont l’eczéma, les br˚lures, etc. Elle est déconseillée pendant la grossesse.

Plante d’ombre ou mi-ombre qui bénéficie d’un endroit protégé. Elle préfère les sols riches en humus, bien drainés, frais à sec.

Asarum canadense : Couvre-sol en forme de coeur, le gingembre sauvage présente un intérêt culinaire et médicinal. Même s’il ne possède aucun lien botanique avec le gingembre asiatique (Zingiber officinale), le gingembre sauvage a un goût, une odeur et des usages similaires. Il contiendrait un composé antitumoral et antibiotique : l’acide aristolochique. Il serait efficace contre les indigestions, la toux, les maux de gorge, désodorisant, analgésique et antiseptique. On produit une huile essentielle à partir des rhizomes.

Plante d’ombre, qui peut tolérer quelques heures d’ensoleillement. Les sols frais et riches en calcium, avec un pH de 5,0 et plus lui conviennent bien.

Panax quinquefolius : Le ginseng à cinq folioles est le cousin du ginseng asiatique (Panax ginseng) utilisé depuis plus de 4 000 ans pour ses propriétés médicinales. En Asie, le ginseng est considéré comme un remède souverain, une panacée. Le ginseng à cinq folioles est un adaptogène qui agit de différentes façons dans l’organisme. Il aurait pour effet de réduire le stress et la fatigue, améliorer la mémoire à court terme, réguler le taux de cholestérol, atténuer les symptômes de la ménopause, stimuler le système immunitaire et ralentir le vieillissement des cellules. Consulter un professionnel de la santé pour les cas suivants : diabète, arythmie cardiaque, emphysème, hypertension. Il est contre-indiqué pendant la grossesse.

Il exige un sol très bien drainé et riche en calcium, un pH de 5,5 et plus, 70-80% d’ombre et un paillis.

Sanguinaria canadensis : Non seulement, les fleurs et le feuillage de la sanguinaire du Canada sont d’une grande beauté, mais ses rhizomes sont fort utiles. Expectorants, ils favorisent l’évacuation des mucosités bronchiques. La sanguinaire est antiseptique et anesthésique. En gargarisme, elle soulage les irritations de la gorge. En onguent ou en lotion, elle soigne les infections fongiques. Toutefois, elle doit être utilisée sur de courtes périodes. Son ingestion sur une base régulière peut entraîner une toxicité.

Elle préfère les sols riches (calcium) et frais. Elle tolère des pH allant de 5-7. Un site ombragé ou légèrement ensoleillé lui convient bien.

Protection

Il est important de mentionner que certaines de ces espèces sont protégées. C’est le cas du gingembre et de la sanguinaire qui bénéficient, à titre d’espèces vulnérables, d’une protection juridique au Québec. La loi interdit la récolte de plus de cinq spécimens entiers ou parties souterraines en milieu naturel et la vente de plants prélevés dans des populations naturelles. Le commerce de ces espèces cultivées en pépinière est permis.

Le ginseng à cinq folioles est considéré comme espèce menacée. Au Québec, la loi interdit de récolter, détruire, vendre ou acheter la plante ou l’une de ses parties (racine, graine, etc.) provenant de populations naturelles. Bien entendu, les plants offerts chez Indigo ont été produits dans des conditions répondant aux normes d’éthique et ne proviennent pas de populations naturelles.

Pour plus d’informations sur les plantes protégées au Québec :
http://www.mddep.gouv.qc.ca/biodiversite/especes/index.htm

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Implantation de vivaces indigènes dans trois vergers de l’Estrie.

Dans un bulletin précédent, nous avions parlé de l’augmentation de la biodiversité végétale pour rétablir l’équilibre écologique de votre jardin. Ainsi, en augmentant le nombre d’espèces, cela permet un apport supplémentaire de proies, de ressources alimentaires, d’abris, de sites de ponte. La chaîne alimentaire se complexifie et le petit écosystème de votre jardin tendra vers un état d’équilibre. Pour des projets d’aménagement ou de renaturalisation, il existe de nombreuses espèces adaptées à chaque milieu. Par contre, en milieu agricole, et particulièrement dans les monocultures, l’équilibre est difficilement atteignable, ce qui nécessite le recours aux pesticides pour contrôler les insectes ravageurs.

À la suite de l’initiative d’un pomiculteur voulant diminuer sa dépendance aux pesticides, une équipe de recherche de l’Irda (Institut de recherche en agro-environnement), en partenariat avec l’Uqam et le Club agroenvironnemental de l’Estrie, a implanté des haies de vivaces indigènes au beau milieu de trois vergers de pommiers en Estrie. Cette équipe mesurera au cours des années 2007 et 2008 l’impact de cette implantation sur la répression des insectes nuisibles et sur l’augmentation de la richesse et de la diversité des insectes bénéfiques.

Les végétaux utilisés, Heracleum maximum, Solidago canadensis et Achillea millefolium, ont été choisis pour leur pouvoir attractif d’insectes bénéfiques, pour leur rusticité et pour leur facilité d’entretien. Cette combinaison permet également d’obtenir une floraison étalée pendant la saison et des plants de hauteurs différentes. Heracleum maximum, la plus grande, atteint une hauteur maximale de 300 cm et fleurit entre juin et août. Solidago canadensis est en fleur plus tard, soit entre juillet et septembre, et atteint un maximum de 150 cm. Achillea millefolium, la plus petite, avec 40 cm maximum fleurit sur une longue période, soit de juin à septembre.

La densité des principaux ravageurs, soit l’hoplocampe des pommes, la punaise terne, les pucerons, les cicadelles, les tordeuses (TBO, TBR, carpocapse) et les acariens phytophages, de même que celle de leurs ennemis naturels, seront évaluées pendant deux ans dans les haies, dans les zones témoins et à divers points d’éloignement des haies et des zones témoins.

C’est un projet très prometteur auquel Indigo collabore à titre de conseiller à l’établissement de la haie. Nous évaluerons la méthode la plus efficace pour établir une haie en minimisant les coûts et l’entretien à long terme.

En France, des chercheurs de l’INRA ont observé, dans les forêts de pin, une réduction des dommages causés par la pyrale du tronc et la processionnaire du pin en implantant des îlots de feuillus. Cette réduction s’explique, entre autres, par l’apport supplémentaire de proies de complément et d’abris pour les ennemis naturels, mais aussi par l’interférence olfactive des feuillus qui crée une sorte de barrière empêchant les ravageurs de trouver leur hôte, le pin.

En résumé, toute augmentation de la biodiversité végétale, tant en milieu agricole que non agricole, aidera à restaurer les communautés d’insectes et diminuera la dépendance aux pesticides. Ces dernières années, beaucoup de projets foisonnent un peu partout pour recréer des milieux naturels. Il existe une volonté réelle d’atteindre un meilleur équilibre dans les écosystèmes.

À bientôt

France Bourgouin

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La naturalisation des cours d’école

Pour certains enfants, la cour d’école constitue un lieu terrifiant; trop vaste, sans repère, sans intimité. Pour d’autres, il s’agit simplement d’un lieu ennuyant où seuls les sports d’équipe bruyants ont la côte. Pour contrer ces problèmes et permettre aux enfants d’évoluer dans un environnement plus riche et diversifié en expériences, des écoles, de plus en plus nombreuses, ont troqué l’asphalte pour la verdure. Plantation d’arbres et d’arbustes, pré fleuri pour papillons, étangs grouillants et haies vives pour abriter et nourrir les oiseaux sont autant d’aménagements que l’on retrouve dans ces cours nouvelles. Ces projets de naturalisation créent de véritables classes vertes à portée de main où les cabanes et les mangeoires d’oiseaux sont plus abondantes que les fissures dans le pavage.

Il y a une vingtaine d’années, un programme visant l’amélioration des cours d’école a vu le jour en Angleterre sous l’appellation « Learning through Landscape ». Ce projet fut un grand succès et constitue une des initiatives en la matière qui exerça le plus d’influence sur le mouvement actuel. Plus proche de nous, on compte des milliers d’écoles en Amérique du Nord qui ont saisi l’occasion, au cours de la dernière décennie, d’exploiter le potentiel fabuleux que représentent ces vastes espaces stériles afin de les transformer en de sensationnels espaces naturels qui permettent aux enfants d’apprendre, de jouer et de socialiser différemment.

Les bénéfices de ces transformations sont connus depuis longtemps. Dès 1915, on reconnaissait que le jardinage à l’école était un élément important pour la santé et l’éducation des enfants en plus de contribuer à améliorer la qualité de vie dans les villes. Aujourd’hui, en plus de porter des vertus sanitaires et sociales à ces projets, on leur attribue un rôle important dans l’éveil d’une conscience écologique chez nos jeunes.

Bien entendu, la naturalisation des cours d’école contribue à rehausser le niveau de confort physique des enfants. L’ombre apportée par les arbres protège des radiations solaires. Ces mêmes arbres filtrent les polluants et les poussières, protègent du vent et créent des environnements plus cléments en hiver. L’ensemble de l’aménagement réduit le bruit et fournit des espaces plus calmes où les enfants peuvent mieux se reposer.

Des avantages sont également perceptibles sur le développement et le confort psychologique des enfants. Dans une cour d’école naturalisée, les enfants sont moins sujets à l’ennui et peuvent plus facilement s’approprier les lieux et apprendre à leur rythme par le biais d’activités individuelles d’exploration, de récolte, de contemplation, de construction… De plus, ces aménagements fournissent des espaces plus propices au jeu et aux échanges sociaux entre les enfants. Cela convient particulièrement bien aux enfants moins portés à socialiser ou moins enclins aux sports d’équipe.

Le simple verdissement des clôtures périphériques par la plantation de plantes grimpantes constitue un geste efficace. Cela réduit l’aspect « cour de prison » si caractéristique de bien des espaces de récréation scolaire et, contrairement aux appréhensions souvent formulées, ces initiatives contribuent à réduire le vandalisme. Les professeurs participants reconnaissent que le verdissement et l’amélioration des espaces extérieurs de l’école réduisent les comportements violents, le taxage, le vandalisme et la pollution. Des études démontrent d’ailleurs que cela entraîne une diminution de la délinquance juvénile dans les communautés où on procède à la naturalisation des cours d’école.

Les enfants des villes et banlieues d’aujourd’hui ont un accès restreint à la nature sauvage et ils ont très peu la chance de l’explorer. Alors que les budgets pour les activités scolaires éducatives sont de plus en plus rares, les occasions de sorties nature sont limitées, voire inexistantes. La naturalisation des cours d’école devient donc une nécessité afin que nos enfants fassent l’expérience de la nature in situ et non pas seulement par le biais de la télévision et les livres. Le contact quotidien avec la nature sauvage contribue à éveiller la conscience écologique des enfants et ce bien au-delà de tous les apprentissages académiques possibles en classe.

Peu importe la grandeur du site, il y a toujours une amélioration nature possible. Que ce soit par la plantation d’arbres, la création d’un pré fleuri ou le verdissement des clôtures, la naturalisation des cours d’école permet d’assainir l’environnement des écoliers et leur donne l’occasion de recevoir un enseignement de la nature elle-même dans un cadre naturel. L’utilisation des plantes indigènes pour la naturalisation aide à développer un sentiment d’appartenance et stimule la curiosité envers l’environnement naturel local. Tous les programmes qui supportent de telles démarches en font d’ailleurs l’éloge (voir les liens plus bas). C’est dans cet esprit qu’Indigo a développé ses « Collections Cour d’école  » pour l’ombre ou le soleil. Ces collections constituent un complément idéal à tout projet de naturalisation où l’on prévoit la plantation d’arbres ou d’arbustes. Il est désormais plus facile de faire jouer à nos cours d’école un rôle dans la protection de la biodiversité. Celui d’éduquer nos enfants à la cause environnementale, à l’importance de protéger le monde naturel et ainsi permettre aux petits de prendre contact avec la nature dans un esprit de cohabitation.

Pour plus d’informations
http://www.evergreen.ca/fr/
http://nature.ca/plnt/res/res_act_f.cfm#sggr
http://www.biodiversityonline.ca/schoolgrounds/

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Des solutions indigènes pour les sites institutionnels.

Dans une perspective de réduction des coûts et d’amélioration de la biodiversité, les responsables d’espaces verts corporatifs ou institutionnels souhaitent se tourner davantage vers de nouvelles méthodes de gestion. Les approches dites de « gestion différenciée « , de naturalisation ou simplement la révision de certaines techniques d’aménagement permettent aux institutions de réduire l’impact environnemental et de limiter les coûts liés à la présence d’aménagements paysagers traditionnels hautement dépendants. Les espèces indigènes peuvent jouer un rôle important dans le succès de cette adaptation paysagère.

Chacune des solutions proposées ici est assortie de suggestions d’espèces indigènes performantes. Pour plus de détails sur chacune de ces espèces, consultez leur hyperlien.

Plusieurs responsables d’espaces verts souhaitent limiter l’entretien, dont le désherbage. Par l’utilisation d’espèces compétitives qui ne laisseront pas de place aux adventices on peut obtenir cette amélioration. Parmi les bons choix, selon les milieux, il y a :
Onoclea senibilis,
Panicum virgatum,
Rubus odoratus,
Physostegia virginiana,
Heliopsis helianthoides,
Aster macrophyllus,
Anemone canadensis,
Achillea millefolium,

La réduction des espaces à tondre est également perçue comme une cible rentable. Par l’implantation de prés fleuris en cellules ou en semences, il est possible d’éliminer quasi complètement la tonte de certains espaces. Les produits suivants peuvent vous aider :
Mélange Indigo Pionnier,
Mélange Indigo Pionnier plus,
Mélange Indigo Couleurs,
Collection Indigo Pré fleuri Fait important à noter, il n’est pas nécessaire de tout reprendre à zéro. Il est possible de laisser « s’exprimer » la végétation en place et de venir la bonifier par des plantations ponctuelles au besoin.

La limitation des intrants, particulièrement des engrais de synthèse, constitue un objectif souvent cité. Par l’utilisation d’espèces ne requérant pas de fertilisation, l’aménagiste augmente ses chances de succès. Voici quelques espèces à retenir:
Achillea millefolium,
Anaphalis margaritacea,
Antennaria canadensis,
Aster cordifolius,
Astragalus canadensis,
Epilobium angustifolium,
Heliopsis helianthoides,
Iris setosa,
Oenothera biennis,
Sanguisorba canadensis,
Solidago sempervirens,
Symphyotrichum novae-angliae.

Dans un même ordre d’idées, l’élimination des besoins d’arrosage est une étape que tous voudraient franchir. Un produit comme la Collection Indigo Xéropaysage, ou des espèces indigènes parmi les suivantes sont autant d’alliées à ce chapitre:
Campanula rotondifolia,
Mertensia maritima,
Plantago maritima,
Triglochlin maritima,
Schizachyrium scoparium.

Afin d’améliorer l’impact des aménagements institutionnels sur la faune et la flore, il est important de maintenir des îlots verts naturels. Les espèces suivantes sont accueillantes pour la faune dans les zones industrielles:
Asclepias incarnata,
Eupatorium macculatum,
Sorghastrum nutans,
Smilax herbacea,
Cornus stolonifera,
Cornus alternifolia,
Viburnum trilobum.
La collection Indigo Jardin de papillons contient un ensemble d’espèces qui peuvent également constituer une très bonne base à un aménagement faunique.

Une autre façon d’augmenter facilement la biodiversité des sites corporatifs consiste à végétaliser les clôtures. Cette technique simple permet de rehausser rapidement la qualité esthétique et écologique des espaces clôturés. Parmi les espèces adéquates retenez :
Clematis virginiana,
Parthenocissus quinquefolia,
Vitis riparia,
Celatrus scandens,
Menispermum canadense.

Naturellement, pour que les indigènes puissent bien jouer leur rôle, certaines conditions s’imposent. D’abord, les interventions ne doivent pas avoir l’apparence d’un simple laisser-aller. Par l’aménagement d’îlots bien circonscrits, on évite généralement les mauvaises perceptions. Ensuite, toute opération de naturalisation ou de gestion différencié devrait être assortie d’un plan de communication avec les usagers concernant les objectifs de la démarche. La compréhension facilite grandement l’appréciation de ce genre d’intervention.

L’ensemble de ces changements dans la façon d’aménager les espaces institutionnels constitue une occasion pour les corporations d’affirmer leur vision d’entreprise. Toute firme ou institution ayant à coeur la protection des ressources, la qualité de vie de ses employés et l’impact de ses actions sur la biosphère devrait saisir cette occasion majeure de concrétiser ses valeurs tout en profitant d’importants bénéfices.

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